23 février 2010

Traversée des glaciers du Wapta.

Au départ du lac Bow (comme pour Crowfoot), mais cette fois avec un guide, direction le refuge de Bow pour une première journée de cette classique des Rocheuses : la traversée du glacier du Wapta.

La journée ne s'annonce pas fameuse (Louise Lodge)...


On monte vers le refuge de Bow (au fond à droite, au lieu de faire la même balade vers Crowfoot que la semaine précédente, au fond à gauche.)


Petit tour d'horizon sur la vallée en arrivant. Le ciel ne s'est pas vraiment dégagé.Sur cette photo, on a l'impression d'être un peu seul au milieu de nulle part, mais l'apparence est trompeuse. Il y aura presque 30 personnes qui y dormiront cette nuit là.


 Il y a deux "container", l'un pour se restaurer, l'autre pour dormir. Comme la majorité des refuges il n'est pas gardé. Dans celui-ci, on trouve des poêles (au bois). Comme dans tous les autres, il y a le gaz pour la cuisine.



Plein de courage, on repart skier un peu. On verra jamais nos traces !



Le lendemain, timide lever de soleil


La dominante est encore bien grise... Cette fois, la météo ne s'est pas trompée. En fait, elle ne s'est trompé pour aucun de ces quatre jours.


Le soleil a du mal à sortir, mais on continue, plein d'espoir (qu'on y verra quelque chose plus loin).




D'autres nous suivent (en fait, ils passeront leur journée à nous dépasser puis attendre la trace de notre guide) :



On passe un petit col derrière le Mont Saint Nicolas (la montagne en forme de triangle, en sépia plus haut) Et on s'aperçoit qu'il fait beau en fait. Simplement pas là où on est...



Puis le soleil fait son apparition. On va vers le petit carré en bas au centre :


C'est le refuge du Balfour. (le nom du col au dessus à droite, celui qu'on voit pas car dans la brume...)




En se retournant, on voit la partie de ski de fond que l'on vient de réaliser (on vient du col au fin fond).


Trêve de plaisanterie. Il fait beau (presque), demain il fera mauvais (là on a tendance à croire la météo...) et il y a un passage délicat. Alors on ne s'arrête pas dans cette hutte et on se dirige directement vers Scott Duncan, la prochaine. On regarde encore un peu à gauche vers le beau temps et on met les peaux.




Il y aura plein de crevasses et de séracs juste au dessus. On va passer vite et pas trop s'arrêter prendre de photos...


M'enfin, juste avant de s'encorder, quelques vues du beau temps qu'on laisse derrière nous :






Et hop, nous voilà encordés (et nos amis qui finalement font comme nous...)



Il fait froid là haut, avec un bon vent. En fait, le temps se dégage un peu.


Mais quelques minutes, plus tard, on ne voit plus rien. C'est la boussole et le gps... De l'autre côté du Balfour, c'est le même temps pourri avec quelques éclaircies pour tenter de prendre quelques vues (déjà bien agréables !).



On arrive une vingtaine de kms plus tard (depuis Bow hut) au refuge.


Le lendemain, effectivement, on n'y voit rien. On a fait semblant de mettre les peaux/les enlever histoire de faire autre chose que dormir et manger.

Le dernier jour, le ciel se lève un peu. Au petit matin :


La hutte :




Le col d'où on vennait l'avant veille, tout au fond :


Et là où on va :



Petit passage de mauvais temps :


Juste avant l'arrivée, après encore des kms de ski de fond :


On reprend la voiture vers le point de départ, des oiseaux affamés nous attendent, et surtout il fait beau...


On y retourne ? En tout cas, c'était vraiment une bonne sortie. À recommander (mais accompagné...)


ciao ! (probablement fini pour les sorties de ski en fait...)

ps : devant la pâleur de beaucoup de photos, j'ai parfois un peu joué avec les couleurs, histoire d'égayer un peu...)

08 février 2010

Deux autres petites journées dans les Rocheuses.

Pleins de témérité, on s'enfonce un peu plus loin dans les Rocheuses pour deux journées consécutives de ski. La première un peu après Lake Louise, au départ du lac Bow : Crowfoot Mountain. La seconde, juste avant Lake Louise, à la frontière avec la Colombie britannique : Storm Mountain.


Quelques photos à la pointe du jour, au départ, après quelques 220km de voiture... Températures assez fraîches.



La montée commence par la traversée d'un lac gelé (lac Bow). À plat donc.


Contrairement à nos guides (alpins) les durées ne sont pas indiquées, juste la distance en km (et bien sûr le dénivelée). En effet, comme  les routes sont assez peu nombreuses, on laisse la voiture le long d'une grosse route, dans un parking s'il est déneigé et ensuite commence une bonne balade à ski de fond et/ou quelques déboires à émerger des forêts parfois assez denses. Par contre, dès qu'on a dépassé la "ligne des arbres", ça devient sérieux. Pour Crowfoot, c'était des kilomètres à plat, pour Storm mountain, une forêt moyennement dense mais jonchée de vieux troncs.

Dès qu'on sort de la forêt, les paysages sont déjà grandioses :


Ça continue, on arrive à un petit col et une gigantesque étendue sauvage s'ouvre devant nous :


Petit sommet, petit tour d'horizon :


Le temps change vite... Encore une petite ascension :


Et c'est une bonne descente qui nous attend.


On prend quand même le temps d'admirer :




Crowfoot mountain, comme promis, était assez bien fournie en neige (à part les arêtes du sommet, balayées par les vents). Le retour à plat à la voiture pendant des kilomètres fut assez pénible.

Le soleil allait se coucher. À part de très rares bipèdes, on n'a vu aucun animal, mis à part de gros corbeaux affamés venus mendier à quelques mètres de nous sur le parking.


Deuxième jour, après une bonne petite nuit (...) dans la voiture et un bon -15 dehors.



La forêt fut complètement brûlée quelques années auparavant, il reste d'innombrables troncs d'arbre par terre. Il y a de la neige dans la forêt, mais pas assez pour ne que le franchissement des arbres à terre représente parfois un réel problème.


(les petits cristaux blancs, c'est du givre, très découpé ; il fait frais...)



Dès qu'on a dépassé les arbres, la neige se fait de plus en plus rare. Premier but : le Storm Mountain est impossible à ski : pas de neige et très peu accueillant. On monte alors sur une crête sans nom en face.



Il y a du soleil, mais le frais se laisse encore ressentir. .


Vite il n'y a plus de neige non plus et on continue à pied sur l'arête battue par les vents. On est montés quand même assez haut à ski pour avoir une descente sympathique (sachant que la partie du sommet se fait à pied et le bas de la forêt est non skiable (plat et parsemé de troncs)

Petite vue sur la route qui nous a amené là :


Et petit tour d'horizon au sommet :


On quitte la frontière avec BC (et aussi la "continental divide", ligne qui sépare les versants Pacifique et Atlantique.)



L'expérience tirée de ces divers voyages dans les rocheuses : l'essence n'est pas chère, les kilomètres sont longs et rectilignes. La location d'une voiture type "économique" est peu onéreuse. Ne pas s'attendre à une petite citadine, mais à une voiture qui fait du 8-9L aux cents sur l'autoroute... Risible. La location du matériel est plus chère. La facilité consiste à louer à l'université, mais le matériel laisse à désirer et les chaussures en particulier sont plus qu'inconfortables. Pour la prochaine fois, j'ai loué chez Mountain Coop, qui est plus loin mais moins cher et visiblement les chaussures juste essayées ont l'air bien plus accueillantes envers les pieds (et c'est plus agréable ainsi)... S'y prendre à l'avance pour réserver... (Et en plus, avec un peu de chance, on peut même avoir des fixations dynafit et des skis moins lourds que des enclumes ! En particulier, jamais encore vu en location ici des chaussures avec 3 attaches, toutes sont de vraies grosses chaussures de ski, 4 attaches. Pas vu aussi d'autres peaux que BlackDiamond, et une fois, n'ai pas vu de colle non plus... Merci à mon sparadrap !)

Tiens, c'est le mot de la fin. Amusant.

Ciao !